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L’Œil d’Oodaaq

Maison des associations 6 Cours des Alliés

35000 Rennes loeildoodaaq@gmail.com

Coordination : Simon Guiochet 06-63-25-76-30

80 artistes / 17 lieux

Dossier de presse

L’Œil d’Oodaaq aide et soutient dans leurs créations et diffusions, les vidéastes et photographes émergeants de la scène artistique contemporaine.

www.loeildoodaaq.fr

loeildoodaaq.over-blog.com/

Oodaaq est une île. Cet amas de graviers et de vase, recouvert par quelques mètres de glace, serait la terre émergée la plus au nord du monde connu. Un lieu invisible à l’œil nu, aux frontières de notre imaginaire, dont la localisation précise semble être incertaine. C’est à partir de ce territoire inaccessible et invisible que nous avons établi notre campement, en vue d’explorer la création artistique contemporaine. L’Œil d’Oodaaq prend le parti de défendre les images poétiques, et de favoriser les croisements entre les publics, les œuvres et les artistes, afin de confronter les regards autour d’images sensibles au monde.

Après 3 années d’existence, l’association L’Œil d’Oodaaq a décidé d’organiser son 1er festival afin de mettre à l’honneur la jeune création artistique contemporaine internationale. Le Festival d’images poétiques, tourné vers les arts vidéo et la photographie, se déroulera à Rennes du 5 au 14 mai 2011. Pendant cette période, l’île d’Oodaaq sera visible à partir d’une dizaine de lieux dans le paysage rennais, afin de redessiner les contours d’une nouvelle carte poétique de la ville.

Ce festival est placé sous le signe de la rencontre entre artistes et publics curieux. Le promeneur attentif pourra alors apercevoir notre île et rencontrer ses habitants nomades et explorateurs du sensible.

Grâce à de nombreux partenaires, le festival se déploiera dans plusieurs lieux de la capitale bretonne. Nous investirons d’une part l’espace public par des vitrines vidéo et par des projections sur les murs du centre-ville et dans plusieurs bars, et d’autre part les espaces privés avec des expositions en appartements, et dans des espaces culturels comme le Jardin Moderne, les Ateliers du Vent, et L’élaboratoire. Les œuvres présentées seront des productions des membres du collectif de L’Œil d’Oodaaq, ainsi que d’artistes nationaux et internationaux choisis après un appel à projet lancé par l’association et par les partenaires du festival.

-Grille-programme du Festival-P.1-

-Les expositions -Le Jardin Moderne-P.2- -Les Ateliers du Vent-P.5- -L’élaboratoire-P.7- -Cinq appartements-P.9-

-Les programmations de vidéos -Soirées de projection-P.16- -Les vitrines-P.20-

-Les performances-P.22- -Le vidéo-bus-P.24- -Partenariats et financements

SOMMAIRE

Grille du programme du jeudi 5 au Samedi 14 Mai, Rennes Expositions, projections, performances, vitrines vidéos et un bus vidéo

-Exposition- Du jeudi 5 au 12 Mai, 14h-19h Jardin moderne Vernissage le 5, 18h30

Stéphanie Simon, Leïla Willis, Jean Bonichon, Fabien Guiraud, Marc de Maisonneuve 11, Rue Manoir de Servigné Dadadata (damien bourniquel) vjing/databending/datamosh

Performance : Smell like you tube spirit

-Exposition- Du jeudi 5 au 14 Mai, 14h-20h Ateliers du vent Vernissage le 12,18h30

Solenne Jost et Estelle Ribeyre exposent leurs photographies sur les murs extérieurs des Ateliers du Vent. De l’intérieur de la maison à la rue, deux approches différentes pour raconter un espace urbain en transition: la rue de l’Alma à Rennes.

59, rue Alexandre Duval

-Exposition- Du jeudi 5 au 12 Mai, 14h-19h L’élaboratoire Vernissage le 7, 19h30

Une exposition présentant une installation de l’artiste : Antoine Palmier-Reynaud, et des objets de Pierre Le Saint. Cette exposition prend part à l’événement L’ARTetPUBLIC projet accueillit par l’association «L’ELABORATOIRE» et qui se déroulera les 7 et 8 Mai.

48, bd villebois mareuil

-Salon vidéo- Du jeudi 5 au 14 Mai, 14h-18h M.I.R. Programmation européenne

Une programmation diffusée en boucle des vidéos de: Hélène Marcoz, Thierry Ferreira, John Ruby, Tieri Rivière et Jun’ichiro Ishii

7, quai Chateaubriand

-Vitrine vidéo- Du jeudi 5 au 14 Mai, 14h-18h La planete io Une année de vitrine

Nous clôturons notre année de programmations mensuelles de la vitrine vidéo, en diffusant en continue l’ensemble des vidéos : Floriane Davin, Simon Guiochet, Thomas Daveluy, Mathieu Cortin, Mathieu Cabaret, Sandra Cado, Cedric Micchi, Valery ly, Jonna Bergelin, Amandine Provost, Matilde Gilot &François Gremaud, Lucie Inland & Jérôme Sevrette, Solenne Joste, Bérénice Plunian, Dorothée Buffetaut

7, rue Saint-Louis

-Vitrine vidéo - Du jeudi 5 au 14 Mai, 19h-10h Vidéorama Carte blanche : La Nouvelle Chair

La vidéo : Hystérésis, de Julien Crépieux sera diffusée en boucle, toute la nuit, dans la vitrine de notre partenaire, le vidéo-club Vidéorama. Une carte blanche proposée à Emeline Girault qui fait partie de l’association : La Nouvelle Chair.

19, Rue St Michel

-Performance/live- Vendredi 6 Mai, 18h 30 K-barré Carte blanche

L’association K-barré: festival mensuel de la création étudiante, nous propose une performance/ vidéo de Pierre MOISSARD : CROSSROADS Performance de 30 minutes, suivie d’un pot

7, rue de Penhoët

-Projection- Lundi 9 Mai, 21h Bar Le Gazoline Scandinavie

Nous danserons au rythme des musiques proposées par les artistes dont nous aurons diffusé les vidéos en début de soirée. Ivan Torres, Nicolas Bergström Hansen & Valdemar Lindekrantz, Anna- maria Hilborn, Tomas Stark & Marko Bandobranski, Viktor Landström, Hanna Zelleke Collin

24, rue Nantaise

-Projection- Mardi 10, 21h La cité d’Ys Carte blanche VIDEOHOLICA

Une carte blanche proposée au festival d’Art vidéo basé à Varna, en Bulgarie : VIDEOHOLICA. Ils nous offrent leur sélection spéciale constituée d’une vingtaine de vidéos internationales, qui voyagent partout en Europe: Moscou, Madrid, Milan, Berlin et Rennes.

31, rue Vasselot

-Projection- Mercredi 11, 21h30 Mur de la cité

Une projection en extérieur, en face de la salle de la cité.avec les vidéos des artistes : Maël Le Golvan, 7, rue Saint Louis David Anthony Sant, Sébastien Senéchal, HeeWon Lee, Tieri Rivière, Mathieu Onuki et Thomas Daveluy

- Expositions en appart’ – Du Jeudi 12 au samedi 14, 14h-19h30

(1) Laetitia Donval, Sylvain Descazot (2) Regards sur les ateliers pédagogiques proposés par L’Œil d’Oodaaq (3) Lucie Mercadel, Estelle Vernay, Cedric Micchi, Fabien Guiraud, Nolween Le Tallec (4) Floriane Davin (expérience spécifique 24H de vidéo), Dorothée Buffetaut, Jean Bonichon, Marie B. Schneider (5) Carte blanche : Formation Réticulée

23, place des lices (1) 5, pl de Serbie (2) 35, Rue Jean Guéhenno(3) 5, rue du vieux cours (4) 54, rue d’Antrain (5)

- Vidéo bus – Du jeudi 12 au 14 samedi 14h- 19h - Vidéothèque – Bar – Boutique-

Un lieu de rencontre qui rassemblera le fond vidéo de l’Œil d’oodaaq ainsi que les programmations ponctuelles du festival afin de les voir et les revoir à souhait. Une boutique propose également au public insatiable d’acquérir des oeuvres et autres produits.

Place des lices 12 &13 mai Place du parlement 14 mai

- Performance – Jeudi 12 et vendredi 13 , 23h-01h Carte blanche

Avec son étrange machine Peter Letronc surprendra les passants avec une vidéo projection envoûtante.

Dans la ville

- Projection – Vendredi 13, 21H30 Vidéo bus Décharges vidéos

Les travaux d’étudiants des quatre écoles d’arts de Bretagne (Brest, Rennes, Lorient, Quimper)

Place des lices

Les expositions

-Le Jardin Moderne-(Inauguration du festival, le 5 à 18H30)

De 14h à 19H, du 5 au 12 Mai-11 rue manoir de Sévigné

Artistes exposés:

Leila Willis, Fabien Giraud, Marc de la Maissonneuve, Stéphanie Simon, Jean Bonichon.

Pour la première fois, l’association L’Œil d’Oodaaq investit le Jardin Moderne avec une exposition présentant le travail de cinq artistes émergeant, provenant de régions et d’horizons divers. Les projets de ces artistes se rejoignent sur l’envie commune à chacun d’entre eux d’expérimenter l’idée de déplacement. Certes il s’agit d’une notion infiniment vaste. C’est pour cette raison que dans l’espace du Jardin Moderne, ces différents projets ne cherchent pas à donner une explication pragmatique ou un témoignage littéral de ce qu’est un voyage, mais plutôt d’ouvrir des pistes d’évasion ou de détournement de situations données. Le déplacement est envisagé comme la manière dont ces artistes manifestent leur rencontre avec un monde sensible, intelligible, en constante mutation, mais aussi avec celle d’un monde décalé et poétique. La notion de géographie est très importante dans cette exposition, car elle définit cette première étape de la création : l’artiste confronté à sa propre réalité physique inscrite dans un espace donné, dans laquelle l’œuvre va avoir lieu.

-Stéphanie Simon, inférieur ou égal à 20m2 -installation-

Le travail de Stéphanie Simon est ponctué de petites interventions qui viennent questionner le rapport existant entre une personne et son environnement de manière sensible et poétique. À travers une pratique artistique protéiforme (sculptures, images, installations, dessins, texte…), chaque rencontre avec un nouveau territoire, avec un nouveau paysage, est ainsi pour elle l’occasion de repenser, de ré-articuler le rapport entre l’être agissant et son milieu d’action, toujours avec une certaine modestie.

Entamée en 2006, inférieur ou égal à 20m2 est une série d’actions et d’installations inspirée par le texte de loi stipulant qu’un bâtiment dont les dimensions n’excèdent pas 20m2 ne nécessite aucun permis de construire. Stéphanie Simon va intervenir dans différents endroits déserts et y inscrire cette surface. Le projet se complète par ailleurs avec la construction d’une maison inférieure à 20m2 par l’artiste, résonance concrète d’une manière poétique d’habiter un lieu.

Vue de l’installation

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-Marc de Maisonneuve, Endless -photographies-

Marc de Maisonneuve est un artiste vivant et travaillant à Rennes qui mène un travail protéiforme. Le projet Endless montre le rapport que chaque artiste peut avoir avec son atelier, espace physique, concret, dans lequel se réalise néanmoins ce déplacement mental qu’est celui de la création. “Durant le temps de résidence je me suis déplacé dans les ateliers des autres artistes travaillant dans le lieu et y ai pris des photos de leurs espace de travail. Je les ai reformulées pour faire apparaître un regard, des fois sensible, souvent en échange avec l’artiste, mais toujours réfléchi. Les images produites ici, peuvent se comprendre sous plusieurs angles de vue liés à la démarche des artistes résidents, mais aussi au contexte des ateliers du “Bout du Monde” dans un environnement urbain en mutation.”

-Jean Bonichon, Au delà -vidéo-(8’56)

“On pourrait considérer Jean Bonichon comme un aventurier, un voyageur. Peu importe le contexte de ses pérégrinations, il reste perpétuellement attentif à la poésie que peuvent dégager les chemins qu’il emprunte: Bonichon marche les yeux grands ouverts. Au gré de ses rencontres , il crée un univers cohérent où se mettre en scène , avec un minimum de moyens.

Ainsi , successivement , il endossera l’identité d’un explorateur, d’un spéléologue, d’un prêcheur, … Mais aussi éprouvantes que ces actions puissent etre, elles n’en demeurent pas moins légères et drôles. Car si l’aventureux Bonichon a pris le partis de se confronter au danger (saut en parachute, spéléologie, canyoning,…) il a surtout choisi de s’inscrire dans le quotidien. De cette confrontation entre une posture héroïque et un environnement parfaitement hors danger , émerge une oeuvre absurde, toute entière faite de dérision envers la figure de l’artiste.” Yann Rebouh, 2009.

L’idée du déplacement dans le travail de Bonichon n’est pas représenté comme le moyen d’aboutir à un lieu concret. Le déplacement est ici envisagé comme objectif en soi, le cheminement comme fin, menant vers une irrationalité dépourvue de sens logique et de but prédéfini. La vidéo Eau de là est significative de cette attitude, car elle manifeste la beauté de l’absurde dans

le voyage d’un porteur d’eau qui se déplace de la mer Méditerranée à l’étang de Thau. Un acte vain, solitaire, mais porteur d’un sens tangible par la contemplation de cet acte poétique.

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-Fabien Guiraud, Des vacances -photographie-

En observant le monde environnant, Fabien Guiraud cherche à y déceler les signes permettant une nouvelle interprétation de ce dernier, afin de créer une forme de fiction du réel. C’est autour de formes et d’objets issus de notre quotidien, mais détachés de leur contexte originel, que s’élabore ce décalage qui fait percevoir au spectateur l’existence de deux aspects possibles de la réalité. Dans cette optique, qui déstabilise nos habitudes perceptives, on se rend compte que chaque image peut en cacher une autre. Des vacances (2007) : Sur ce poster, de l’eau à perte de vue, du soleil, un palmier : des vacances en somme. En jouant sur cette vision archétypale, Fabien Guiraud nous pousse à réfléchir sur les codes qui régissent notre imaginaire, afin peut-être de mieux les piéger.

-Leïla Willis, Onda -photographies-

Née en 1982, vit et travaille à Marseille “Mon oeuvre se construit à partir d’images volées non préméditées, de souvenirs de lieux, d’échantillons ou de traces de personnes et des objets rencontrés en route. Japon, Californie, Mexique, Pérou…et autant de rencontres. Avec cette banque d’images, d’expériences et de sensations, je cherche à mettre en forme les restes d’un ailleurs, la confrontation des actions et de leur temps. Les ensembles qui se composent font directement appel à notre faculté d’assemblage, d’association. (…) Née d’une union transatlantique , c’est par le déplacement que je me nourris. Chaque nouvel ailleurs m’ouvre à un horizon fait d’esthétiques, de logiques et de codes nouveaux. Le changement m’oblige à m’adapter autant physiquement que intellectuellement, à remettre en question mes réflexes et références, et donc à changer de point de vue. C’est alors que les liens invisibles qui tissent les êtres et les choses, se révèlent par birbes. Ainsi apparaît le caractère à la fois cyclique et unique des éléments, des événements, des réactions.” Citation de l’artiste.

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-Les Ateliers du Vent-

De 14h à 19H, du 5 au 14 Mai -59, rue Alexandre Duval

Artistes exposés:

Solenne Jost, Estelle Ribeyre

Ces deux jeunes artistes photographes, ont toutes les deux le même parcours de formation: un bac pro photo au lycée Léonard de Vinci à Montaigu, en 2000, et un DNSEP aux beaux arts de Rennes en 2008 et 2009. Les travaux qu’elles présentent partent de rencontres et d’interviews qu’elles ont réalisé avec les habitants du quartier Jacques Cartier à Rennes.

Dans la ville existent des territoires sujets à transformation. Chargés d’histoires et convoités pour des projets citadins, ils donneront un ton à l’espace urbain de demain. Autrefois quartier où fleurissaient des habitations particulières, charmantes demeures en pierres, constructions typiques de la région, l’espace Jaques Cartier est en pleine évolution.

Rachetées petit à petit par la ville de Rennes, ces maisons vont progressivement faire place à de grands ensembles immobiliers. Ce quartier, victime de l’évolution démographique, se retrouve aujourd’hui dans un entre-deux. Pas tout à fait démoli, pas encore reconstruit. Ici les travaux ont débuté. Ici, un espace vide rappelant une ancienne construction. Ici, une maison qui résiste.

Estelle Ribeyre :

« Pour garder une trace de ces maisons vouées à disparaître, je veux rentrer chez l’habitant résistant. Je veux qu’il me raconte l’histoire de ce lieu. Tel objet leur rappelle cette histoire, ce recoin qui raconte quelque chose… L’espace intérieur reflète la personnalité de celui qui l’habite. On construit cet espace comme on construit une vie. Il nous suit, nous définit, nous rassure. Ce projet sera un moyen d’enregistrer ces lieux qui racontent, ces espaces chargés d’histoires, avant qu’ils ne disparaissent, avant qu’ils n’existent plus que dans les souvenirs des personnes qui y ont vécu. Ce n’est pas un travail militant mais un travail de mémoire, une façon de considérer ces personnes qui sont en train de perdre une partie de leur existence. »

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« J’ai photographié ce lieu et cherché à scénographier les idées et le combat qui me rattache à la dynamique de ce territoire. J’ai tâché de proposer une perception narrative du paysage. J’amène sur la scène des hypothèse, et si possible l’imagination. J’étire le temps, je multiplie les point de vue, mon panorama photographique se veut déconstruit et recomposé. Son découpage relève l’instabilité du moment. L’ image a des dimensions imposantes. Elle n’est pas appréhendable en un coup d’oeil. L’accrochage est effectué à même le mur. Le spectateur est impliqué dans un rapport physique et doit se déplacer pour lire l’image. Il est invité à s’immerger dans les détails du paysage et de la mise en scène, à observer la décomposition de l’espace et du mouvement, à naviguer dans la multiplicité des points de vues, et à chercher comme dans une énigme une solution, un dénouement. »

Solenne Jost

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-L’élaboratoire-

De 14h à 19H30, du 5 au 12 Mai-48 bd villebois mareuil

Artistes exposés:

Antoine Palmier Reynaud, Pierre Le Saint

-Antoine Palmier Reynaud, Torpeur, acte 3(Switch House)-Installation-

Depuis 2009, Antoine Palmier-Reynaud travaille sur son projet HEAVY RAIN, sculpture peu à peu augmentée de performances, dessins et photographies pour devenir une installation dans l’espace. Donnant au geste une place centrale, il axe sa recherche sur la matérialisation de volumes issus d’univers aussi variés que : l’atelier, l’anniversaire, la maison, etc.

Ses compositions sont la plupart du temps régies par un principe d’“hyperthème” développé non seulement comme procédé de travail mais aussi comme vision personnelle, prismatique, du monde. Dans ses expositions, Antoine Palmier-Reynaud réunit des fragments et documents d’oeuvres anciennes avec de nouvelles pièces, afin de restituer un processus performatif et sculptural, placé sous le signe de la mutation. Depuis ces environnements, il semble développer une panoplie plastique où les signes et les matières définissent un regard à la fois tautologique et prospectif. Dans une sorte de banquet négatif, non sans humour, il s’applique à décrypter poétiquement l’articulation des concepts de désoeuvrement et d’abondance.

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-Pierre Le Saint, AK47 -Sculpture-

Arsenal du Cancre, est une série de sculptures réalisées avec des fournitures scolaires et de bureau. Chaque élément prend la forme d’une arme, pistolet, fusil, hache…Créant ainsi une rupture entre la figure violente que les sculptures nous présentent et les matériaux par lesquelles celles-ci sont construites.

“M’inspirant de différents mouvements tels que dada ou l’art brut, de l’œuvre de différents artistes comme Gilles Barbier ou Joachim Mogarra. Piochant dans l’histoire, l’actualité, ma famille, mes amis, la bande dessinée, les jeux vidéos, les jouets… Opérant un butinage intensif, et associant différentes techniques et matériaux.

Je raconte avec des dessins et des sculptures des situations où l’aventure nous emmène en voyages vers des espaces de toutes tailles. Dans un imaginaire où le monumental (le surdimensionné) et la miniature jouent au yoyo. Un ensemble où violence, contes, légendes, « guéguerres » et sujets sensibles sont pris avec légèreté et où le faux et le vrai se côtoient sensiblement.

J’ai grandi au théâtre dans les décors, les accessoires et les costumes. J’ai d’une certaine façon vécu une double vie. Une vraie où l’on fabrique les décors, et une fausse où les décors et le jeu prennent le dessus sur la réalité. Tous ces jeux n’atténuent cependant pas ma perplexité face au monde actuel complexe que nous vivons. Une façon de partager la planète sur laquelle je marche. Et où finalement nous marchons plus ou moins tous.”

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-Les Appartements

De 14h à 19H, du 12 au 14 Mai-dans 5 appartements-

Artistes exposés:

Sylvain Descazot, Jean Bonichon, Floriane Davin, Marie B. Schneider, Dorothée Buffetaut, Cédric Micchi, Estelle Vernay, Lucie Mercadal, Lætitia Donval, Fabien Giraud, Nolween Letallec

-23, place des Lices-

-Lætitia Donval, Nerves -Edition-

Laëtitia Donval est née en 1981 à Lannion. Elle vit et travaille dans une commune rurale des Côtes d’Armor en Bretagne. Diplômée de l’École Nationale Supérieure de la Photographie d’Arles avec les félicitations du jury en 2007, elle est membre fondatrice du collectif de photographes européens, Smoke. Outre son travail personnel, elle mène des ateliers photographiques en milieu scolaire.

Son travail montre la fragilité d’un monde censé être organisé pour limiter les effets de la souffrance et de la solitude quotidiennes. Elle interroge notre appartenance à la communauté humaine, de manière abrupte et fragmentaire, exposant ainsi sa relation instable au réel, entre attraction et mise à distance. Le livre de photographies Nerves décline en trois chapitres cinq années d’expérience de la photographe qui explore la fêlure humaine dans l’univers hystérique de la nuit à l’isolement intime jusqu’au coeur de l’institution psychiatrique où elle a séjourne.

-Sylvain Descazot, Puzzle -Dessin-

Le travail artistique de Sylvain Descazot ce trouve à la lisière de plusieurs domaines, grâce a la polyvalence créatrice de ce designer artiste. Pour le Festival Oodaaq, Sylvain nous propose Puzzle, un triptyque réalisé au stylo bille. Ce projet témoigne du gout infatigable de l’artiste pour le détail, mais l’œuvre, tel un organisme indépendant, cesse d’être le témoin de la labeur artistique du créateur pour devenir elle même un monde à part entière. Le détail méticuleux et la forme circulaire quasi infinie des dessins font écho a un univers naturel qui bascule de l’infiniment petit vers l’infiniment grand.

Tryptique-crayon bic-2011

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-5, rue du vieux cours- -Floriane Davin, Berlin S4 1#3 -projection vidéo-(24h)

L’installation Berlin S41 se définit comme une expérience hypnotique du paysage à travers la durée. Ce travail élaboré à partir d’un seul et unique plan fixe, joue des capacités d’étirement et de dilatation du temps à son extrême. Le flottement dans lequel le spectateur se trouve est un voyage mental qui perturbe la relation aux images. À travers l’abstraction du paysage, le spectateur se situe en dehors des références identitaires, sociales, spatiales, historiques ou d’actualité en tout genre, on est devant un autre ordre, qui est l’ordre indiciel, l’ordre physique, l’ordre de la force et non plus de la forme. L’atmosphère ambiante joue son rôle de pause, en contrepoids aux stimuli habituels, ce qui affecte le spectateur dans son comportement. La tension entre réel et imaginaire laisse le spectateur en suspension.

-Jean Bonichon, Hors-limites -photographie- Jean Bonichon présentera une œuvre photographique qui renoue avec sa vidéo exposée au Jardin

Moderne afin de tisser des liens avec les différents lieux du festival. -Marie B. Schneider, Chaosmos5, Les vagues -Photographies-

Actuellement étudiante en 2ème année à l’Ecole Nationale Supérieure de la Photographie d’Arles, Marie B. Schneider arpente inlassablement les espaces urbains, jusqu’à y atteindre un état second, assez proche de celui que peut procurer la prise de drogue. Dans ce nouveau rapport au monde, artificiellement provoqué, seules subsistent des formes. En les réagençant à travers la photographie, l’artiste cherche à faire ressentir au spectateur cet état où tout semble différer de ce qu’il est habituellement.

Chaosmos5

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-Dorothée Buffetaut, Jeter son poids dans la balance -vidéo-

«Mon travail trouve comme point de départ une constatation selon laquelle les femmes actives occidentales continuent d’exécuter 80% des taches domestiques. J’ai choisi d’interroger les modes de représentations stéréotypés de la femme. La photographie a tant fait pour confirmer et entretenir ses stéréotypes et enfermé les gens dans des apparences, qu’elle peut décider de les déconstruire et les rayer. J’ai choisi de détourner ces codes et signes de manière burlesque. J’épure beaucoup mes images ou vidéos afin de garder l’essentiel : un geste, une action.

Le burlesque se trouve dans ma façon de détourner les stéréotypes et en me réappropriant les codes et techniques des sujets abordés. Dans l’ensemble de mon travail je me mets en scène, mais il ne s’agit pas d’autoportraits mais plutôt d’images génériques de la femme. Mes images sont à l’échelle 1 afin d’accentuer la théâtralité de l’action. Pour la vidéo Jeter son poids dans la balance, j’ai choisi de mettre en scène un acte militant en reprenant les codes du cinéma de duel (jeu de regard, dualité, plan large, bandes noires, installation de l’intrigue) de manière décalée en sur-jouant et en exagérant chaque élément. Les idéaux liés à l’apparence tel que la jeunesse et la minceur sont aujourd’hui en grande partie créés et imposés par les images photographiques. Par un geste simple et démonstratif, cette femme se libère de ces codes et normes, en tirant avec une arme sur cet objet, contrôleur de l’apparence.»

Extrait de la vidéo

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-35, rue jean Guéhenno- -Lucie Mercadal, Le chant des Bouilloires -Installation vidéo-

”Lucie Mercadal est une jeunee vidéaste à l’univers poétique en tension constante. Par le biais d’actions simples, voire minimales, par le souffle et l’équilibre, c’est l’évanescence des choses qu’elle souligne. Les situations et les postures précaires qu’elle engendre ne sont pas sans humour. Ses auto-filmages s’apparentent à des onomatopées visuelles.

Des respirations, brèves mais profondes.»

Le cadrage et la mise en espace de ses vidéos réimposent une certaine rigueur, un cadre, une structure. Elle cherche alors à faire dialoguer le temps réel et celui de l’action filmée, l’espace où se déroule l’action avec celui de sa représentation.

Marie-Laurence Hocrelle, Février 2010.

-Estelle Vernay, set indoors -vidéo-(10’12)

Le travail d’Estelle Vernay évolue autour et dans un univers cinématographique marqué par le suspens, la tension, l’attente. L’artiste accorde une attention particulière aux décors des films, au « setting », qui en lui seul contient une partie du film et de l’action. Construit ou choisi pour répondre à l’imagination du metteur en scène, le décor insinue, suggère et oriente même la suite de l’intrigue. Censé être cet élément concret qui donne des repères spatiaux à l’action, il joue et adopte son rôle au même titre que les acteurs, et participe pleinement à la construction de la fiction. C’est aux ambiances ainsi créées qu’ Estelle Vernay s’intéresse dans ses oeuvres. Elle choisit et détourne des extraits de films en en enlevant tout personnage humain et en faisant un nouveau montage. Ne gardant que les éléments d’ambiance : décor, mouvement de caméra, musique, elle crée un suspens et une tension qui n’aboutissent jamais, une latence sans fin. Sous son action, le film « Massacre à la Tronçonneuse » devient ainsi un long travelling à travers la campagne américaine, et les intérieurs de maisons porteurs de mille et un scénarios possibles.

Extrait de la vidéo

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-Fabien Guiraud, Souvenir -cadre photo/vidéo numérique-

Souvenir (2009) : Dans un cadre photo numérique, la vidéo d’une main retournant une boule à neige est diffusée en boucle. En partant d’un objet icône du souvenir, l’artiste nous propose ici un geste poétique évoquant la nécessaire réactivation de la mémoire et l’intangibilité du passé

-Nolween Letallec, La passe imaginaire -Performance-

Performance pour une baignoire et un spectateur Ce n’est pas vraiment du théâtre, pas encore une installation, ni un manifeste, encore moins un spectacle… C’est peut être une rencontre sonore de pupilles et de papilles entre le désir, une ville imaginaire, une femme et une baignoire… Ce qui est sûr, c’est que ça se passe dans la salle de bain de l’appartement rue Jean Guéhenno, de 15h à 18h.

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-Cedric Micchi, Andromède -Performance/Internet -Dans tous les 3 appartements-

À travers ses actions performatives, Cédric Micchi met en place un processus artistique basé sur les récentes directions que peuvent prendre l’écriture et la pensée signifiée. Il jongle entre l’utilisation d’un corps physique comme outil d’écriture et le réseau d’écriture immatériel Internet, dans lequel ce corps n’existe plus mais qui reste malgré tout l’écran de retranscription de la parole ou de la pensée. Il met l’accent sur l’instant où l’action d’écrire se déroule davantage que sur l’écrit.

Pour le festival, Cédric Micchi proposera une performance en direct, réalisée depuis un tchat. Utilisant le flood (sur un tchat, le flood est l’action consistant à envoyer de très nombreux messages sur une courte période de temps, rendant la lecture de ces messages très difficile, voire impossible) et l’écriture propre au réseau Internet pour transformer ce tchat en lieu de poésie, l’artiste se propose ici de faire retrouver son autonomie au texte et d’atteindre l’état où la lecture devient écriture.

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Atelier sténopé-28 mai 2010 Ecole primaire de Campénéac, en Bretagne

Atelier vidéo-23 juillet 2010 Ateleir vidéo réalisé avec des adolescent,

-54, rue d’Antrain-(Formation Réticulée)-

-Formation Réticulée

Pour la quatrième fois, les artistes plasticiens Marc Blanchard et Marie Chatellier organisent une exposition collective dans un appartement. Cette fois-ci, cet événement intervient dans le cadre du Festival Oodaaq d’images poétiques. Elle s’est mise en place avec la collaboration d’Anne-Charlotte Saliba et Jean-Patrick Pezery qui accueilleront cette exposition-carte blanche chez eux lors du festival. L’exposition est intitulée « Formation Réticulée » en référence à une structure du tronc cérébral à l’interface des systèmes autonome, moteur et sensitif. Biologiquement, cette formation régule de grandes fonctions vitales (comme les cycles veille-sommeil), le contrôle d’activités motrices réflexes ou stéréotypées (comme la marche) et dans des fonctions cognitives (comme l’attention). Entre illustration, sculpture, son, installation et vidéo, 5 à 10 artistes investiront ce lieu d’exposition éphémère, convivial et propice au dialogue. Pas de thème imposé, les artistes devront uniquement prendre en compte l’espace d’exposition en créant un jeu entre les travaux exposés, la décoration et l’ameublement de l’appartement qui resteront tels quels pendant la durée de l’événement. Ainsi, ils chercheront à troubler votre formation réticulée. Une expérience singulière à vivre par les visiteurs curieux de jouer avec les frontières des arts et du quotidien !

Artistes présents : – Marc Blanchard – Marie Chatellier- Fanny David- Arnaud Hemon- Anne-Charlotte Saliba

-5, place de Serbie-

-Ateliers de création avec des publics :

Tout au long de l’année, L’Œil d’Oodaaq propose des ateliers de création, principalement en milieu scolaire. Ces ateliers de photographie et de vidéo ont déjà donné lieu à des projets d’exposition ou de projection. Nous vous présentons à cette adresse, une exposition des travaux réalisés.

en Galice, (Espagne).

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Les programmations de vidéos

-Programmation Scandinave-

A 21H, le 9 Mai-Au Gazoline, 24 rue Nantaise

La soirée débutera par une projection de créations vidéo d’artistes Suédois et Finlandais. A chacun des artistes sélectionnés a été demandé de nous envoyer une compilation de ses musiques préférées, de son pays d’origine. La nuit se prolongera donc avec ces «sons torrides» en provenance du grand nord.

Constancy-7’19-Ivan Torres-

Excavation n°2-5’-Nicolas Bergström Hansen & Valdemar Lindekrantz-

Form Lös upp-5’-Anna-maria Hilborn-

Sensation Guardian Happy Home-5’39- Tomas Stark & Marko Bandobranski-

Spirit-1’40-Viktor Landström-

Subconscious awareness-5’11-16 Hanna Zelleke Collin-

-Programmation carte blanche VIDEOHOLICA- http://www.videoholica.org

A 21H, le 10 Mai-Café La Cité d’Ys,31 rue Vasselot

Hillerbrand & Magsamen – E-U – Accumulation – 2010 – 04:00 Hadas Tapouchi – Israel – Moel-Yad – 2009 – 06:00 David Yu – Canada / GB – Bringing Sexy Bach – 2009 – 04:02 Peter Bobby – GB – Curtain – 2009 – 09:57 Viktor Ivanov – Bulgarie – Feet – 2009 – 01:57 Owen Eric Wood – Canada – Made Up – 2008 – 04:20 Vicent Gisbert Soler – Espagne – AU – 2008 – 05:38 Ghosh – Inde / E-U – A Little Pig Goes a Long Way – 2009 – 01:17 Alex Cassal & Alice Ripoll – Bresil – Journey to the Navel of the World – 2007 – 06:30 Chi-Yu Liao – Taiwan – Miss Nice-looking – 2010 – 06:00 Katharina Gruzei – Austriche – Dialogue I-V – 20089 – 09:45 Hui-Yu Su – Taiwan – Bloody Beauty – 2009 – 05:00 Peter Cserba – Hongrie / Belgique – BAD H8BIT – 2010 – 04:00 Morten Dysgaard – Danemark – A Portrait in Eruption – 2009 – 03:55 Naren Wilks – GB – Collide-O-Scope – 2010 – 03:24 Rimas Sakalauskas – Lithuanie – Synchronisation – 2009 – 05:00 Hsin-Wei Chen – Taiwan – Meta Vision – 2008 – 04:15 Mattias Harenstam – Allemagne – Portrait of Smiling Man – 2010 – 04:29

Vidéoholica est une association a but non lucratif basée à Varna en Bulgarie. Un de leur principaux projets est un festival de vidéo, qui se déroule tout les mois d’août depuis 2008. Le Festival international d’art vidéo Videholica se conçoit comme un forum de l’art vidéo en Europe. Il propose des projections d’arts vidéo, des expositions, mais aussi des discussions et des ateliers de travail autour de la vidéo dans des espaces traditionnels tels les galeries, mais aussi dans des lieux non institutionnels de la ville, et surtout dans l’espace public afin de partager l’expérience avec un public non initié. Des artistes reconnus mais aussi des jeunes artistes trouvent ici l’opportunité de voir leur travaux présentés, tous distingués par l’originalité de leur langage. La première édition du festival s’est déroulée dans la période du 8 au 15 Août 2008 à Varna dans le cadre de la sixième biennale internationale pour les arts visuels AOÛT EN ART. Cette première édition de VIDEOHOLICA a présenté de façon très détaillée des images de l’art visuel contemporain au public bulgare par une série de projections dans les espaces publics.

L’équipe est dirigée par les curateurs Tsvetan Krastev et Neno Belchev et a choisi un total de 210 extraits vidéos de 187 auteurs venant de toute l’Europe. Il y aura cette été encore une nouvelle édition du festival début Août. Pleine de surprise et de découverte. En attendant, ils sillonnent le monde afin de faire partager leurs coups de coeur. En effet chaque année un jury composé de cinq professionnels (Vesselina Sarieva (Bulgarie), Dinu Li (UK / Chine), Anthony Bannwart (Suisse), Yovo Panchev (Bulgarie), Kera Nagel (Allemagne), André Aspelmeier (Allemagne), Alessandra Arno (Italie)) font une sélection spéciale qu’ils diffusent au cours de plusieurs événements autour de l’art vidéo. C’est donc avec joie que nous les accueillerons, le mardi 10 mai à 20h au bar de la Cité d’Ys, où seront présentées 18 vidéos sélectionnées par leurs soins.

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-Projection sur le Mur de la cité-

A 21H, le 11 Mai-7 rue saint Louis

La projection sur le mur de la Cité, au coeur de la ville de Rennes, est placée sous le signe de l’urbain et de son appropriation par l’humain, créant ainsi un dédoublement et une mise en abîme du motif de la ville. Le mur, habtiuellement délimitation et barrière opaque entre espaces de natures différentes, s’ouvre ici sur les visions qu’ont les artistes de leurs environnements quotidiens. Le mur perd, le temps d’une soirée, son statut de surface plane et s’enrichit d’une dimension nouvelle. En présentant des vidéos issues de pays et de cultures très diverses, le mur ne sépare plus, mais devient un espace hétérotopique qui porte en lui différents lieux et temporalités.

Le panneau publicitaire détourné de Mael Le Golvan, présenté sous forme de vidéo en boucle, met en parallèle l’espace de la projection avec les emplacements publicitaires qui parsèment et rythment toute ville contemporaine. Il questionne non seulement les liens qu’entretiennent art, communication et publicité, mais également le fonctionnement même des images en mouvement par l’utilisation d’un panneau en trivision. La vidéo de David Anthony Sant est une collection de mots et de phrases d’enseignes lumineuses. Alors qu’elles polluent la ville par leur omniprésence, ces néons finissent par devenir des points de repères dans le tissu urbain, par devenir partie intégrante de la ville et contribuer à son identité. En faisant se suivre travellings aux directions opposées, l’artiste tente de recondenser cet univers surchargé dans une vidéo qui développe sa propre rythmique. Sébastien Senéchal rêve de pouvoir arrêter le temps, liquide et sans substance, nous échappant sans cesse. L’image se dérobe, ondule, s’évapore, signifie un «ça a été» par son absence. Æther #1 est une proposition s’inscrivant dans une série. Elle en est le premier fragment, alors qu’elle est elle-même composée de fragments, d’archives, morceaux de mémoire et traces du passé. Le film de Heewon Lee est construit à partir du moment de bascule subtil qui nous mène du jour vers la nuit. Des voix-off qui se croisent par le téléphone portable sur les écoutes téléphoniques, parlant de fantômes, nous guident à travers la ville en suivant la caméra en quête d’une parcelle de territoire sur laquelle s’arrêter. Une histoire personnelle se livre à travers la ville de Séoul, avant que l’ensemble se dissolve dans une réalité numérique constituée de pixels. Tieri Rivière quant à lui tente une lutte absurde et perdue d’avance contre le vent. Muni d’un bout de tôle ondulée, cette dernière finit par le repousser sans cesse dans le champ de la caméra. Il s’opère alors un jeu de champ contre champ, qui signifie également fortement le hors champ de l’image. Alors que la vidéo renvoie au brulesque d’un Buster Keaton, elle évoque également l’actualité de son époque de création, la tempête à la Nouvelle Orléans. La vidéo Chimères de Mathieu Onuki a été tournée dans le quartier de Shinjuku à Tokyo. Elle donne l’image de la ville et de ses habitants à travers les lumières colorées qui dominent le paysage urbain, et qui révèlent les corps et architectures autant qu’elles les engloutissent. Le traitement numérique de la vidéo renforce l’idée de la platitude de l’image ainsi que de l’espace représenté : la ville que voit et vit l’artiste, se réduit à un ensemble graphique de lignes et d’effets lumineux. A l’opposé de cela, Thomas Daveluy recrée une profondeur de champ par montage dans Echo. La superposition des images fixes et en mouvement s’inspire et se calque sur le cheminement du phénomène acoustique de l’écho. L’ensemble crée une impression de déplacement compressé dans une seule image, écrasant le temps tout en créant une nouvelle temporalité par le cheminement perspectiviste. L’image paraît décomposée et dégradée, au même titre que le lieu de tournage, altéré lui aussi par le temps.

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Ployer-vidéo en boucle- Mäel Le Golvan-

SE15.Hallmarks of-1’49- David Anthony Sant-

Æther #1-3’56- Sébastien Senéchal-

Phone tapping-10’25- Heewon Lee-

Firinga-1’07- Tieri Rivière-

Chimère-3’27- Matthieu Onuki-

Echo-2’- Thomas Daveluy-

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-Salon Vidéo-Programmation Européenne- De 14H à 19H, du 5 au 14 Mai-A la Maison Internationale de Rennes, 7 Quai Chateaubriand

Speaking Stones-5’- John Ruby-

Artificial Dreams-1’42- Thierry Ferreira-

Playtime-4’20- Hélène Marcoz-

Sans titre-3’47- Tieri Rivière-

The ten images of Butter cow

-6’28-Jun’ichiro Ishii-

Une programmation d’images poétiques, placée sous le signe de l’absurde, célébrant la beauté du geste sans but, les logiques paradoxales, la lenteur et la tension inhérentes à l’attente. La poésie ne serait-elle pas finalement de produire un acte qui sort d’un champ de significations beaucoup trop balisé et normé?

Dans Speaking Stones, John Ruby produit un geste singulier qui consiste à jeter des cailloux en l’air dans un paysage désertique et glacial. Ce geste obstiné semble porter en lui le désir de raviver le vide du ciel par des sortes de ricochets verticaux, dans le but de laisser une quelconque trace. Vouée à l’échec dès le départ, l’action répétitive et désespérée de l’artiste prend son sens par le montage de la vidéo grâce auquel il parvient à créer des empreintes sur l’image. Ainsi, ces marques dans le vide deviennent un commentaire sur le médium même de la vidéo, et la création d’images en général. Libérant le geste des contraintes du possible, il ouvre les voies d’une appropriation poétique d’espaces que nous ne pouvons atteindre. Thierry Ferreira nous donne à voir une vidéo lente, abstraite et difficile à déchiffrer au départ. Des formes douces et étranges évoluent lentement, en gagnant de plus en plus en volume et en présence. C’est la bande son qui, en se superposant aux images, crée une strate de signification qui dirige notre lecture des formes abstraites. La vidéo peut en effet se lire dans plusieurs sens, inversant début et fin, mêlant construction et destruction, abstraction et figuration. L’artiste explore la relation de l’humain avec son habitat, en cherchant à établir des liaisons entre la construction de l’homme contemporain et de son équivalent archaïque, au niveau anthropologique comme au niveau architectural. Dans Playtime d’Hélène Marcoz, l’image que nous voyons nous semble de premier abord habituelle et banale. Mais en s’y intéressant de plus près, une certaine étrangeté apparaît. Les actions des personnages se poursuivent et se répètent d’un cadre à l’autre, mais avec un décalage temporaire qui trouble la lecture. Le spectateur devine un lien entre les différentes scènes, mais ce lien reste incertain et difficilement saisissable. La multiplicité de points de vue, contrastant avec la répétition des gestes et la similitude des décors, engendre une perte de tout repère spatio-temporaire. En effet, chaque fenêtre comporte sa propre relation au temps, et fait basculer l’ensemble de la scène, filmée avec plusieurs caméras et reconstituée au montage, dans une réalité autre et décalée. La vidéo de Tieri Rivière met en scène une de ses sculptures qu’il active par une action performative. Une table de bureau, détournée et augmentée par des éléments qui rendent son usage impossible, questionne l’absurdité même d’une société tournée vers la productivité. L’artiste y pose des objets, qui, après un temps d’attente et de tension très long, finissent par céder aux lois de la pesanteur et ancrent l’action à la fois dans l’absurde, mais aussi dans l’utopique qui crée une contre-logique burlesque et poétique. Jun’ishiro Ishii quant à lui s’affaire à la création d’une statuette de vache en beurre. Ce qui ressemble au premier abord à une blague est en réalité une entreprise très sérieuse, réalisée minutieusement et avec beaucoup de patience. Travaillant la masse informe progressivement de tous les côtés, l’animal finit par prendre une forme concrète et réaliste, avant d’être exposé de nouveau au soleil et retourner à son état de masse sans contenance. Avec cette oeuvre éphémère, l’artiste ne pointe non seulement la proximité entre création et destruction, mais aussi entre l’animal et ses produits dérivés, que nous en consommons sans toujours être conscients de leur provenance. 20

-Vitrine de nuit-Carte blanche : La Nouvelle Chair- De 19h à 10H, du 5 au 14 Mai-Vidéo-club, Vidéorama-19 rue saint Michel

L’association : La Nouvelle Chair propose l’évènement Voir la Nuit qui allume chaque année trois vitrines dans le quartier de la Roquette à Arles (Pharmacie de la Roquette, MD Confection, et l’Ecole Maternelle Jean Buon). A partir d’un appel à candidature, ces vitrines proposent, tous les soirs du mois de juillet, trois vidéos d’art muettes, diffusées entre 22h et 2h du matin.

Pour l’année 2011, La Nouvelle Chair répond à la carte blanche que lui propose l’Œil d’Oodaaq pour son festival à Rennes. La vitrine du Vidéoclub Vidéorama, située rue Saint Michel diffusera une vidéo d’art muette tous les soirs du 05 au 14 mai. Nouvelle Chair s’emploie à instiguer la rencontre fortuite et immédiate entre la vidéo et le passant. Nouvelle Chair propose aux oeuvres d’art vidéo de prendre un bol d’air au sein d’une installation en milieu urbain: de se donner à voir sur les places, dans les rues, de se refléter dans les pavés et ainsi mettre en lumière autrement l’environnement….

Les liens qui se tissent entre l’image en mouvement et le lieu choisi, instaurent un chant nocturne, insolite, qui s’offre à la découverte par la déambulation dans les rues. Il s’agit de cultiver le caractère présent de l’oeuvre vidéo. De penser la transmission de l’image au delà du concept de début et de fin de la projection. Mais aussi, de dépasser la notion de “salle noire” de diffusion, pour permettre un accès toujours immédiat et un contact répété entre l’image et le passant.

L’appel à candidature, renouvelé chaque année, diffusé dans les écoles d’art et autres réseaux artistiques, a permis de dénicher des vidéos d’une belle intensité, et fine poésie, tout comme de rencontrer de jeunes artistes talentueux. Les vidéos sont sélectionnées sur plusieurs critères: dénuées de toutes narrations, muettes, elles demeurent de nature contemplative afin de s’ancrer dans le décor.

L’enjeu de Nouvelle Chair reste le même, celui de promouvoir l’art vidéo et ses auteurs, sous une forme originale. Proposer une autre perception de l’espace de la rue, et ainsi troubler le caractère familier des perspectives urbaines. Voir la Nuit prétend à un engagement social: par le souci d’adresser cette forme d’expression artistique au plus large éventail de public, et par le parti pris de la gratuité d’un dispositif de diffusion engageant tourné vers la rue.

Hystérésis-10’21- Julien Crépieux

C’est avant tout à un jeu que nous invite Julien Crépieux. Un double jeu dans lequel les souvenirs écrits d’inconnus se mêlent aux images mentales de notre propre mémoire et où la lecture d’un récit, d’une histoire vécue, se superpose à la vision persistante de visages étrangers. Dans ce théâtre de la mémoire ou souvenirs personnels et imaginaires brouillent les repères, l’homme au fil du temps, peut rejouer à l’infini des scènes de sa propre vie ou choisir un nouveau rôle dans un autre, dégustant ainsi, de mille et une manières, sa « madeleine de Proust ».

Christian Laune, revue Alice, Les Chantiers de la Boîte Noire.

Emeline Girault. (Commissaire d’exposition)

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-Vitrine vidéo de la planète IO-

De 14h à 19H, Librairie La Planète IO-7 rue saint Louis

Pendant toute la durée du Festival, nous diffuseront l’ensemble des vidéos qui ont été visibles cette année sur notre site Internet et dans la vitrine de notre partenaire, La Planète IO.

Les performances

-Inauguration du festival-

Jeudi 5 Mai, à 18H30-Jardin Moderne, 11 rue manoir de Sévigné -Smells like you tube spirit-performance de 30 minutes vjing/databending/datamosh

Dadadata (damien bourniquel) -http://db-databot.blogspot.com/

-Extrait vidéo-

Dadadata explore la catastrophe vidéo numerique et ses possibilités créatives dans un travail autour de la notion de «glitch» et d’artefact. Smells Like Youtube Spirit est un ensemble de solos de musiciens amateurs récoltés sur la plateforme Youtube que Dadadata remixe et assemble en live, formant ainsi des groupes improbables. Il endommage préalablement ces médias par le biais d’une technique appelée «databending» qui consiste à ouvrir des fichiers multimédia numériques par le biais d’un programme d’édition de textes (Word ou Tex Edit), et intervenir dans le code matriciel de ceux-ci par ajout, suppression ou remplacement de données. Ce sont ces médias sabotés que Dadadata joue en live par le biais d’un logiciel de vjing, laissant une part belle à l’accident et à l’improvisation. Les identités, images et sons sont brouillés dans un va-et-vient entre figuration et abstraction.

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-Carte blanche K-barré-

Vendredi 6 Mai, à 18H30-7, rue de Penhoët-performance suivie d’un pot- -Cross Roads-performance de 30 minutes-

Pierre Moissard

S’appuyant sur une boucle vidéo se répétant de manière invariable, Pierre Moissard calque et colle sur celle-ci sa propre bande sonore à l’aide d’une boite à rythme et d’un looper. Une trentaine de fois la même et immuable séquence visuelle versus autant de fois la même partition amusicale, celle-ci retravaillée en temps réel de manière délicate et subtile.

À la recherche d’une expérience répétitive et immersive, les constituantes audio+visuelles de CROSS ROADS puisent leurs sources dans des sonorités minimales et ambiantes, s’inspirant en toute humilité des œuvres de Brian Eno et de Terry Riley.

-Performance/déambulation-

Jeudi 12 et vendredi 13 Mai,de 23H, à 1H-Caché dans les rues de Rennes -Lieux Dits-performance, vidéo/danse-

Peter Goldsworthy

Au départ : une collaboration entre Peter Goldsworthy, graphiste- vidéaste (écoles des beaux-arts de Rennes), et Lucie Germon, danseuse contemporaine (conservatoire de danse de Rennes). Danse et vidéo se rencontrent avec l’envie commune d’intervenir dans le paysage quotidien, d’aller à la rencontre de l’autre.

La recherche qui en découle vient questionner les possibles entre spectacle vivant et vidéo-projection ; Le corps en mouvement cherche sa place dans son rapport à l’image et re-naît à sa propre échelle dans des lieux impromptus. Un lien tend à se créer entre le passant et l’image du quotidien, là où les notions d’événement et de culture publique prennent leurs importances en s’engageant dans une confrontation à l’image publicitaire. L’intégration de la poésie dans le projet fait alors rupture en offrant au public une forme d’expression non-propagandiste. Tout en mettant en avant les écrits d’auteurs et écrivains contemporains locaux, l’élément texte intervient dans la vidéo comme outil de dialogue entre le corps et l’espace. Ces vidéo- projections « sauvages », à la croisée de la poésie et de la danse, réinvente donc l’espace public et le transforme en espace poétique culturel de diffusion.

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Le vidéo-bus

Les jeudi, vendredi et samedi 12-13 et 14 Mai, un vidéo-bus s’installera sur des places de Rennes. (place des Lices et du Parlement) Ce centre théorique, car mouvant, du festival, accueillera le public-passant afin de lui permettre d’accéder, en consultation libre, à une vidéothèque présentant des vidéos déjà diffusées par l’association.

Ce lieu servira également de point central d’information concernant les évènements du festival. On y trouvera des précisions pour des rendez-vous qui ne paraitront pas sur nos principaux supports de communication. Enfin, nous souhaitons utiliser cet espace intérieur, posté au cœur de lieux publics Rennais, comme un lieu accueillant, où chacun pourra engager la conversation et se restaurer.

Une boutique, proposera également à la vente des œuvres des artistes présentés lors du festival.

Cartes Blanches, Partenariats et financements

Mises à dispositions de lieux, de biens et de matériel

-École européenne supérieure d’art de Bretagne -Le Jardin Moderne -Les Ateliers du Vents -L’élaboratoire

-L’âge de la Tortue -Bar Le Gazoline -Bar La Cité d’Ys -Vidéorama

-La Maison Internationale de Rennes -Librairie La planète IO -l’ensemble des volontaires qui mettent à disposition leurs propres appartements et du matériel personnel

Partenaires/cartes blanches

-Association La Ziggurat (commissariat avec L’Œil d’Oodaaq) -Association de Bulgarie : Videoholica (soirée de projection) : www.videoholica.org/ -Association de la facultée de Rennes 2 : K-barré (soirée performance) : www.k-barre.net/ -Association La Nouvelle Chair (Emeline Girault) voirlanuit.free.fr/ -Formation Réticulée (Marc Blanchard et Marie Chatellier)

Partenaires/Financeurs

-La Maison Internationale de Rennes -Bar Le Gazoline-Bar La Cité d’Ys-Bistrot de la Cité-

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Pdf: affiche

Pdf: dossier de presse

 

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