Thierry Ferreira

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Je suis comme un corps mort, naufragé sur une île paradisiaque
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Je suis comme un corps mort, naufragé sur une île paradisiaque

Je suis comme un corps mort, naufragé sur une île paradisiaque

Vidéo · Installation · Texte · Photographie

Je suis comme un corps mort, naufragé sur une île paradisiaque

1. Une expérience d’origine

« Je suis comme un corps mort, naufragé sur une île paradisiaque » prend naissance dans une expérience simple : une marche solitaire sur l’île de Culatra.

Mais cette marche n’est pas un déplacement.
C’est une dérive.

Un moment où les repères disparaissent,
où le corps se détache de ses habitudes,
où le monde cesse d’être évident.


L’artiste Thierry Ferreira marche seul sur l’île de Culatra dans le cadre du projet « Je suis comme un corps mort », une performance et installation explorant la perte de repères, le corps et le territoire à travers une expérience immersive.

2. Marcher pour se défaire

Marcher sans destination, sans retour.

Avancer jusqu’à ce que le corps cesse d’être un centre,
jusqu’à ce que le paysage ne soit plus un décor.

La marche devient un processus de transformation.
Une manière de se défaire de soi.


Je suis comme un corps mort, naufragé sur une île paradisiaque

3. Le corps comme lieu d’inscription

Le corps n’est pas ici un point stable.

Il devient surface, passage, exposition.

Un lieu où le monde s’inscrit,
où le poids, le temps et l’expérience laissent des traces.

Habiter ne signifie plus appartenir —
mais être exposé.


Je suis comme un corps mort, naufragé sur une île paradisiaque

4. Un langage en dérive

Le texte qui accompagne le projet n’explique pas l’œuvre.

Il en est une extension.

Les phrases se répètent, se fragmentent, se déplacent.
Le langage devient instable.

Dire « je suis comme un corps mort »
n’est pas disparaître —
c’est suspendre ce qui définit.


Je suis comme un corps mort, naufragé sur une île paradisiaque

5. Entre présence et disparition

Vidéo, photographie, sculpture, installation, voix.

Chaque médium introduit une manière différente de percevoir :

  • la durée
  • la trace
  • la matière
  • le silence

L’ensemble ne cherche pas l’unité,
mais construit un champ d’expérience.


Je suis comme un corps mort, naufragé sur une île paradisiaque

6. Paysages traversés

Des images venues d’autres territoires — Cisjordanie, Ukraine, Russie — apparaissent dans le projet.

Non comme documents,
mais comme fragments.

Des présences lointaines qui traversent l’expérience,
introduisant une tension entre le proche et le distant.

Le paysage devient mémoire.
Le monde devient instable.


Je suis comme un corps mort, naufragé sur une île paradisiaque

7. Travailler avec la matière

Les matériaux utilisés sont simples : terre, éléments trouvés, matières minérales.

Rien n’est imposé.

Le geste ne construit pas —
il révèle.

Une forme émerge lentement,
comme si elle était déjà là.


Je suis comme un corps mort, naufragé sur une île paradisiaque

8. Regarder autrement

Le projet propose une autre manière de voir.

Plus lente.
Plus attentive.

Regarder devient un acte.

Le corps n’observe plus le monde —
il est traversé par lui.


Je suis comme un corps mort, naufragé sur une île paradisiaque

9. Un espace de pensée

L’exposition prend place dans un lieu de livres et de réflexion.

Un espace où les mots, les images et les objets coexistent.

Ce n’est pas seulement une exposition.
C’est un lieu où l’on pense avec ce que l’on voit.


10. Se défaire pour habiter

« Je suis comme un corps mort » n’est pas une fin.

C’est un passage.

Un moment où l’on abandonne les certitudes,
où l’on laisse tomber les formes fixes,
où l’on accepte de ne pas savoir.

Habiter le monde, ici,
c’est apprendre à être dans son instabilité.

Et à s’y tenir.

L’artiste Thierry Ferreira marche seul sur l’île de Culatra dans le cadre du projet « Je suis comme un corps mort », une performance et installation explorant la perte de repères, le corps et le territoire à travers une expérience immersive.

Project Type

  • # Portfolio
  • # Research
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